Je me considère comme un profane, un homme de la rue qui jette un regard et se pose les questions sur le fonctionnement de la société africaine. Je suis moins que tous ses imminents théoriciens et professionnels que regorgent la société africaine déjà de part ma formation et de part mes ambitions. Ce qui suit, est le résultat d’un questionnement que je souhaite partager qui n’engage que ma personne et pour lequel je n’ai pas la prétention de croire de sa maturité idéologique ou conceptuelle. Ça peut être tout simplement caduque, irréaliste, illusoire ou encore utopique, mais ça a le mérite d’être un questionnement.
Les sujets qui sont présents et discutés dans nos sociétés de mon point de vue, sont pour la plupart des sujets inutiles. Je dirai même que c’est de la diversion de masse. Tellement la société africaine va mal qu’on se retrouve avec une généralisation de la critique. Ce n’est plus l’apanage des intellectuels (qui ont prouvé les défaillances) ou des professionnels (qui ne cherchent plus l’équilibre dans toute chose mais uniquement un profit égocentrique). La critique est généralisée et elle est désormais issue de l’expérience et du vécu.
Mon point de vue
La presse
Dans la culture africaine ancestrale, la presse est assimilable est terme de rôle à celui du griot en partie. Le griot a pour principal rôle d’éveiller la conscience (celle du peuple au tant que celle du roi). Lui seul peut se permettre une telle liberté en public.
Le constat est simple de mon point de vue. La presse est le pire ennemi des sociétés africaines. Le jeu trouble qu’elle a choisit d’endosser au mérite de se faire de l’argent n’a pas d’effet bénéfique à court, moyen et long terme. Son effet est d’autant plus grave puisqu’il influence la conscience collective et oriente le système de pensée sur les réalités courantes et génère une historique dégénérative de valeur qui ira grandissant. L’on constate par exemple pour la plupart des responsables africains qui ont été bercés par des histoires westerns et de mafia dans leur enfance, aujourd’hui, ne font que reproduire cela en terme de gestion de la cité. Une presse plus respectueuse de la déontologie, de l’éthique et surtout des destinataires de leur oeuvre aurait une contribution exponentielle à la croissance des mentalité et des choix de bataille pour la survie.
L’esprit humain se nourrit de ce qu’il voit et entend.
La représentativité du peuple
De mon point de vue, aucune structure de représentativité du peuple ne joue son véritable rôle. On le voit à l’ensemble des choix, des actions et surtout des inactions qui sont leur par rapport aux besoins du peuple.
Une considération élective et non plus nominative de certains postes apporterait une meilleure contribution au désengorgement des différentes structures qui influencent le quotidien des peuples. Par exemple :
– A qui rend compte un délégué département à l’éducation ? De mon point de vue, aux parents d’élève du département;
– A qui rend compte un chef de poste de police ? De mon point de vue, à toute personne résidant dans sa zone géographique d’autorité.
Ceci a pour but de rapprocher au mieux la population de leurs dirigeants/représentants. Ça réduit l’égard dans la gestion et les aspirations des peuples. Ça offre une flexibilité accrue dans le choix des politiques à implémenter dans la réponse au besoin de la population.
La défense des droits
Le peuple vit des injustes sans nombre au quotidien (confiscation de salaire, litige foncier, arnaque, vol, corruption, etc.). Les corps de métier, dont l’essence et la raison d’être sont la sauvegarde des droits, ont peine à jouer leur rôle, et passent de la position de défenseur en celle de bourreau.
Bien qu’ils soient généralement plus aptes à assumer plus de responsabilités au vu de la proximité avec la population donc une meilleure compréhension des besoins de celle-ci, parce que la côtoyant au quotidien, connaissent les problèmes, ont une perception moins assombrie de la situation et peuvent donc envisager des solutions plus adéquates dans la pratique et non théoriquement parfaites mais non applicables pour tous.
Ces corps doivent être des corps de métier de vocation. La suppression de privilège donne de garantir un filtre non exhaustif pour s’assurer de la qualité des recrus dans ces corps. Ils doivent être ficelés de sorte que les canards boiteux soient des canards téméraires.
Le développement et l’économie
Le patronat est constitué essentiellement de buy’n’seller. Dans notre contexte, la structure des banques respecte ce principe, les industries (qui devraient être normalement les précurseurs techniques et technologiques) respectent ce principe, l’éducation respecte ce principe, les commerçants (qui dans une logique normale deviennent des producteurs, qui tendent à supprimer les importations de marchandises «après s’être constitué le capital» et promeuvent made in) respectent de ce principe, etc. Il constitue le deuxième ennemi de la société africaine et des peuples. Il n’apporte aucune véritable solution à la société et se contente de faire les marges sur les prestations rendues en appauvrissant au passage les peuples sans leur donner une alternative pour hausser leur pouvoir d’achat. Le patronat doit comprendre son rôle dans le développement et le jouer véritablement. Toutes les grandes révolutions, les sursauts de développement, le maintien de la stabilité sont du fait du patronat et non des gouvernements et gouvernants en soi.
La méritocratie et l’équilibre régionale
Pour ma part, ce sont de concepts qui se valent. Dans ce sens ou l’individu pense qu’il doit obtenir quelque chose d’un fait qui est très subjectif. Tant que la compétitivité n’est pas une notion complètement intégrée dans le fonctionnement de la société, le mérité sera une illusion de satisfaction d’un travail bien fait pourtant le contexte montre le contraire, l’équilibre régionale continuera à sacraliser le sous-développement des consciences et ce qui aura pour effet d’initier tout développement sous une couronne de sous-développement. L’africain doit être compétitif en tout ce qu’il fait, il méritera ce que son potentiel à démontrer. Ce mérite sera la reconnaissance de ses efforts par ses pères. Et l’équilibre régionale sera soustrait et subsumé de l’équation. Un africain compétitif pourra se retrouver avec les africains de toute autre horizon sur la base du développement et du progrès, et non plus d’un besoin irrépressible du partage du gâteau ou encore moins d’un besoin simple de représentativité au détriment de la performance. En cela les structures étatiques, parapubliques, sous-régionales et même continentales devront se soumettre à ce principe de compétitivité. Un individu ne devrait pas vivre sur le dos d’un autre. Chaque individu devrait être capable de produire ce qu’il gagne ou générer une valeur ajoutée (dans le cas ou son poste ne le permettrait pas) compensatrice du gain qu’il obtient. Quelle est la valeur ajoutée qu’à un poste ministériel ? C’est une question pour laquelle il y aura de nombreuses réponses. Mais ces réponses se justifient-elles en compensation des gains dudit poste ?
L’identité
Le troisième ennemi. Les pays africains ne sont pas les pays les plus diversifiés au monde. Les USA se constituent de toutes les races, presque toutes les confessions religieux, de plusieurs ethnies (d’ailleurs plus que bon nombre de pays africains) et origines, d’une démographie importante. Que dire de la Chine. Fondamentalement l’africain est en carence d’identité et choisit comme moyen de survie soit le repli à l’identité tribale et de proclamation de son appartenance soit son occidentalisation. L’un des plus grand challenge est de reconstruire l’identité qui sera la solution plusieurs problèmes dont j’appellerai des effets secondaires de cette carence. Pourquoi je parle le français ou l’anglais mieux que ma langue natale. Pour je parle le français ou l’anglais en préférence du swahili, du yoruba, du hausa, du lingala, du bamendjou, du wolof, etc.
Le soldat inconnu.






