L’histoire n’est pas à refaire ici. Elle nous apprend jusqu’à aujourd’hui que bon gré ou mal gré les beaux discours et les propagandes occidentaux, l’Occident n’envisage pas avoir une vraie relation avec l’Afrique.

Le levier des aides financiers

La France a suspendu son aide budgétaire au Burkina. Le jeudi 25 janvier 2018, la France a payé les salaires des fonctionnaires de Cote d’Ivoire. Donald Trump exclut le Cameroun de l’AGOA en 2019. Pourquoi ces différentes décisions sont prises à des moments phares de négociations ou de bouleversement politique ? Parce que ce sont des leviers par lesquels l’Occident s’assure des positions privilégiées lors des négociations avec les pays africains. S’assurer également l’influence sur les choix économiques et politiques des différents pays africains. N’avez-vous pas remarqué que les hautes institutions financières en Afrique sont occidentales (Américaine, française et britannique pour la plupart) ?

Le levier de la monnaie et des relations diplomatiques

Le système monétaire mondiale basé sur le dollar était un moyen pour contrôler et limiter les flux financiers en direction de certaines parties du monde. Ceci dans le but de contrôler leur développement, influencer leur politique et surtout les domestiquer par rapport aux intérêts occidentaux. Le franc CFA est un outil plus pernicieux encore, car il permet de soustraire une partie des revenues issues du labeur des africains pour supporter l’économie de la France. Les ambassades étrangères en Afrique ne jouent pas un rôle moindre avec leur capacité à réduire les mouvements des personnes et des biens vers les autres parties du monde, donc de limiter les interactions et le niveau d’impact des réalités connues du monde occidental comme retour d’expérience en Afrique (Les occidentaux n’acceptent facilement en ambassade que les profils des africains qui sont des talents et donc un retour en Afrique est statistiquement improbable). Les ONG (Greenpeace, médecins sans frontières, etc.) qui ne sont que des éléments de contrôle et d’information (agences de renseignement). En étant au contact des populations africaines sont au fait de leur réalité et ils peuvent en déduire les axes et leviers utiles aux occidentaux lors des négociations avec les dirigeants africains.

Le levier de l’éducation

Pourquoi l’éducation africaine n’est pas gérée par les africains ? Pourtant quand un vieux meurt en Afrique, c’est une bibliothèque qui brule.

La spoliation culturelle non restituée

On se rend bien compte que les plus grandes richesses de l’Afrique ne sont plus en Afrique. Christiane Desroches Noblecourt disait qu’il existe plus de 90 000 œuvres d’art africain dans les collections d’œuvre d’art de la France. N’en parlons pas de celles du Vatican, du Royaume uni. Aujourd’hui ils disent que les biens culturels de l’Afrique font face à des défis juridiques. Même ce qui est reconnu appartenir à l’Afrique ne lui est pas restituée. « Rendre à césar ce qui lui appartient et à Dieu ce qui lui appartient ».

Le déni des responsabilités

Emmanuel  Macron et d’ailleurs plusieurs occidentaux nous ont dit que la colonisation a eu plus de bien faits qu’autres choses. Nous pouvons en conclure que la falsification de l’histoire, la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie, l’esclavage, le néocolonialisme aussi. Pour n’en citer que ceux-ci. Tous les responsables occidentaux quand ils sont aux affaires expriment du mépris, de l’arrogance et du déni avant les africains, l’Afrique et son histoire. Mais lorsque vient le temps des turbulence chacun d’eux reconnait les tords de l’Occident à l’Afrique. Jacques Chirac affaiblit par la maladie a reconnu en l’Afrique sa majesté. Nicolas Sarkozy avec ses problèmes juridiques, reconnait la majesté de l’Afrique. Christiane Noblecourt a écrit des livres pour rendre sa dignité à l’Afrique.

Il m’en demeure pas moins que les occidentaux ne sont pas prêt à se passer de leur différents leviers de domination en Afrique car pour l’Occident se développe et reste prospère, il faut que l’Afrique ressemble à une ruine.

A l’Afrique et principalement aux dirigeants africains, ce qui a été fait peut être refait. Nous n’avons pas à courir derrière l’illusion d’une relation équitable entre l’Occident et l’Afrique. Les mathématiques, l’informatique, l’art, l’architecture, etc. du monde occident sont le legs de l’Afrique. L’Afrique a la capacité de le refaire mieux encore, c’est dans nos gènes. Coupons les ponts et notre prospérité suivra.

Le soldat inconnu.

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